samedi 6 mai 2017

ENVIE DE JOUER ?


Je vous propose un petit jeu pour développer la conscience de nos besoins et s'entrainer à se rendre la vie belle :

- Allez sur la page  : https://www.facebook.com/apprentiegirafe

-Cliquez sur l'image puis recliquez pour arrêter le défilement.

- Reliez-vous au besoin illustré sur la carte en prenant une profonde respiration.

- Laissez émerger une action concrète que vous vous proposez d'accomplir aujourd'hui pour servir ce besoin.

- Si le cœur vous en dit, partagez en commentaire le besoin qui est apparu et ce que vous allez faire pour le servir.

( BONUS : Laissez-vous inspirer par les partages offerts par les autres. )



mardi 3 janvier 2017

Les obstacles à l'écoute empathique

Voici un dessin pour m’aider à me rappeler que quand quelqu’un choisit de partager avec moi ce qu’il vit, la plupart du temps, il me demande juste de l’écouter. Alors, à moins qu’il m’en face une demande explicite, je ne lui donne pas de conseil, je ne lui dit pas ce que j’en pense, je ne lui raconte pas mon expérience, je ne cherche pas à trouver une solution. Je l’écoute, en tachant d’être totalement présente à ce qu’il vit sans rien amener de mon histoire. Ainsi, l’autre, pourra pleinement explorer ce qui se passe à l’intérieur de lui-même et trouver le chemin le plus ajusté pour lui. Pour 2017, je vous souhaite d’être à l’écoute de tous les cadeaux que la Vie nous offre !

vendredi 28 octobre 2016

Les besoins en images.

Voici quelques cartes concernant les besoins en CNV. Si vous souhaitez les utiliser à titre personnel, je demande, afin de soutenir mon élan de partage, à ce que l'adresse/signature sur le côté de l'image soit conservée. Cet article s'étoffera au fur et à mesure que j'illustrerai de nouvelles cartes. N'hésitez donc pas à revenir de temps en temps ;)


mardi 25 octobre 2016

JE NE PARLE QUE DE MOI



Quand je te reproche d’être ceci ou bien cela ,en réalité je ne parle pas de toi.
J’essaie de te montrer ce qui se passe pour moi.
Combien je suis choqué, combien je pleure de ne pas parvenir à t’aimer.
Quand j’affirme que le monde est comme ci, que les gens sont comme ça,
sauras-tu apprécier le cadeau que je t’envoie ?
Je t’offre mon monde intérieur, ce qui me révolte et ce qui me touche.
Quand je t’accuse, que c’est « ta faute », je t’en prie ne le prend pas pour toi .
Je n’ai juste pas les mots pour te raconter
ce que je vis et là où j’en suis.
Mes mots sont un passage qui mène vers chez moi.
Et même lorsqu'ils te « tu », ils ne parlent pas de toi.
Ils sont mon impuissance de ne pas avoir de choix

samedi 13 août 2016

La colère un amie précieuse

LA COLÈRE UNE AMIE PRÉCIEUSE

Quand on est en colère on dit parfois que l’on est hors de soi. J’aime particulièrement cette expression qui illustre à mon sens combien je peux me couper de moi-même lorsque je suis en colère. Toute mon énergie est alors tournée vers l’extérieur pour punir, critiquer, corriger cet autre qui me semble responsable de tous mes maux. Et lorsque j’agis depuis cet espace, j’obtiens rarement ce que je veux et si je l’obtiens c’est au prix de lourdes conséquences pour l’autre, moi et notre relation.

J’aime voir cette sensation d’être hors de moi comme un signal qui m’indique qu’il est plus que temps de retourner vers mon intérieur reconnaitre ce qui en moi brûle d’une telle intensité. Souvent, ma colère est associée à une impression d’impuissance à réussir à obtenir autre choses que ce qui se passe. Alors, dans ma tête, surgissent tout un tas d’exigences sur ce qui devrait se passer, sur ce que l’autre est, devrait faire ou ne pas me faire. Identifier le jugement sur l’autre qui tourne en boucle dans ma tête est un premier pas qui me met sur la piste de mon besoin. Qu’est ce que je me dis quand l’autre fait ce qu’il fait ? « Il ne pense qu’à lui ! » Alors, j’ai besoin de partage, de connexion. « Elle devrait ranger ses affaires ! » J’ai sans doute besoin d’ordre, de soutien. Une fois le besoin rencontré, je prends le temps d’apprécier, savourer, le soulagement qui apparait.

Si j’ai du mal à rencontrer mon besoin, parce que je crois fortement le jugement qui me traverse, il y a une pratique qui m’aide bien c’est la technique du contraire. Si je pense « Mon patron félicite toujours les mêmes » je transforme avec le contraire « Mon patron s’intéresse à chacun » j’ai donc besoin de reconnaissance.

Une fois mon besoin rencontré, j’observe les sentiments qui m’habitent. Je me rends compte que souvent derrière ma colère initiale se trouve de la tristesse, de la déception ou de la peur.

Enfin en lien avec le vivant en moi, je peux désormais me rendre la vie plus belle ! Je peux choisir d'exprimer l'intensité de mes besoins et sentiments à l’autre, et faire une demande d’action allant dans le sens de ce besoin ou bien une demande de connexion. Je peux aussi choisir de me rendre la vie belle en nourrissant ce besoin d’une autre manière qu’avec cette personne. Le champ des possibles est infini …

PS : Je vous encourage à visionner cette vidéo d’Eliane Regis sur « le cri de la girafe » qui est pour moi particulièrement éclairante : https://www.youtube.com/watch?v=lCCLq8fLNys



dimanche 31 juillet 2016

SE DIRE PLUTÔT QUE MéDIRE

Je me remémore cette conversation où avec deux collègues nous échangions intensément à propos d’une relation de travail que nous avions en commun. Le comportement de cette personne avait été une stimulation vive pour chacune et les critiques, interprétions, jugements sur elle fusaient. Intérieurement, je jugeais sévèrement mes deux collègues d’être « de vraies langues de vipères » mais en même temps je participais et déversais mon lot de pensées chacals dans la conversation. Une fois la discussion achevée, je repris mon travail et me rendis compte quelques minutes plus tard que la personne dont nous avions parlé était dans la pièce juste à côté. Avait-elle entendu nos échanges ? Si c’était le cas, elle devait être anéantie ! Pourtant, je ne voulais pas lui faire de mal ! Je rentrai chez moi en me jugeant de ne vraiment pas incarner les valeurs de « non-violence » auxquelles j’aspirais, tout en essayant de faire taire la petite voix qui me soufflait « elle l’avait bien cherché quand même »! Juger, être jugé, se juger, il n’y avait pas d’autres alternatives dans l’espace où je me trouvais. 

J’ai heureusement eu la chance de pouvoir raconter cette histoire à quelqu’un qui avait des oreilles girafes grandes ouvertes et qui a accueilli toutes mes parts avec beaucoup d’empathie. Ainsi, j’ai pu retrouver le chemin de la connexion à moi-m’aime et m’ouvrir à la beauté des besoins qui m’animaient . Mon langage « chacals envers cette personne » était à la mesure de l’intensité d’un énorme besoin d’empathie suite à la situation que je venais de vivre avec elle. Et si je me suis jugée si sévèrement c’est que j’avais aussi besoin de cohérence entre mes paroles et les valeurs qui font sens pour moi comme la non-violence et le respect des autres .

Quel petit pas puis-je faire pour prendre en compte à l’avenir mon besoin d’expression et d’empathie quand je suis stimulée ET mon besoin de cohérence et de contribution au monde dans lequel je veux vivre ?

Mon petit pas, c’est ce dessin ! Pour me rappeler, lorsque je serai à nouveau fortement stimulée, de parler de ce qui est vivant en moi, de l’intensité de ce qui me traverse plutôt que de parler sur les autres.

Ps : Merci à Lilian Cobo qui nous a offert lors du stage CNV « femmes en éveil » la petite phrase que j’ai écrite en bleu dans le dessin, je la garde précieusement.

lundi 16 mai 2016

supporter ou me laisser porter


Quand j’agis à partir de mon élan, en lien avec ce qui a du sens pour moi, connectée à mes besoins, je peux déplacer des montagnes. Je me sens « portée » et même les tâches difficiles se font dans la bonne humeur.

Quand j’agis par obligation, parce qu’il le faut, au contraire, mon énergie est proche de zéro . Je ronchonne, je râle, je remets à plus tard et tout semble laborieux et pénible .

Je fais ce dessin pour essayer de me souvenir, la prochaine fois que je serai au ralenti, en train de faire quelque chose à contre cœur ou de repousser une tâche, de prendre un temps pour écouter ce que je me dis. Chercher quelle est la phrase remplie de « il faut », « je dois » qui me pèse, m’alourdit, me freine. Et me demander : « Est-ce que ce je m’apprête à faire est au service de ce que je veux vivre ? »

Il faut que je change la litière du chat ! Pfff ! --> C’est pénible de le faire par obligation. En revanche si je me relie au besoin qui serait servi par cet acte, je me rends compte que oui, j’ai envie de contribuer au bien être et au confort de mon chat . Alors, je choisis de changer sa litière et j'ai même plaisir à le faire.

Et puis, si je me rends compte que la tâche que je m’apprêtais à faire, ne va pas vraiment nourrir mon besoin, je peux décider de ne pas la faire ou bien de choisir une autre manière de servir ce besoin.

A partir de maintenant, je choisis de me donner le choix !